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Une fenêtre sur nos gens d’ici
par Guylaine Hudon le 2022-10-01

Xavier Bourgault, une étoile montante


Xavier  portant fièrement le chandail de sa nouvelle équipe, les Oilers d’Edmonton. Photo  fournie par Chantal Bélanger.


La prochaine personne à vous présenter le parcours est Xavier Bourgault. Citoyen de Saint-Eugène, il aborde une carrière de hockey florissante. Il n’a que 19 ans et pourtant toutes les portes de la gloire semblent s’ouvrir devant lui!

Ses débuts

Bien qu’il soit encore au tout début de sa carrière, j’ai voulu connaître ses premiers souvenirs de lui sur la glace. « Je me revois assez jeune, tôt le matin, avec mes parents qui me reconduisent à ma pratique de hockey à Saint-Jean-Port-Joli. J’étais encore si jeune, qu’on devait m’aider à enfiler mon équipement. » Déjà à cette époque, on pouvait apercevoir un talent inné.

Pour le jeune Xavier Bourgault, le hockey est vite devenu une passion. Dès ses trois ans, il commença à chausser des patins pour la première fois. Voir son frère, William, patiner et jouer le fascinait. Il s’est mis à regarder les matchs à la télévision, voir des publicités d’athlètes de hockey au niveau professionnel. De plus en plus, plongé dans ses univers, rapidement il n’y avait que cela qui importait. J’ai eu une entrevue avec sa mère, Chantal, elle m’a confié « Xavier a commencé à jouer et n’a jamais arrêté. Notre quotidien s’est modelé et partagé pour  réussir à joindre les deux bouts ».


À l’époque où il faisait partie de l’équipe Mahg 2. Photo fournie par Chantal Bélanger.


C’est à l’âge de 14 ans que le jeune joueur aperçut un avenir tracé. « Je prenais plus d’assurance, j’améliorais mon jeu, je me suis dit “okay je peux”. À partir de ce moment, je suis resté fixé à mon rêve : jouer pour la Ligue nationale de hockey ». Dans les débuts de sa jeune carrière, Xavier a toujours su mettre les efforts nécessaires pour continuer à progresser. Quand il a atteint le niveau Peewee, plus aucun club de hockey dans la région ne pouvait l’accueillir. « Aucun n’avait le grade et le plus proche se trouvait à Lévis. Deux fois par semaine, la famille se déplaçait à Saint-Henri de Lévis pour les pratiques. Xavier finissait l’école à 15 h 30, il soupait et « go » pour Lévis » me raconta Chantal, la mère de Xavier.

La distance n’est pas nouvelle pour la famille Bourgault. Du temps qu’il était Bantam, des agents commençaient déjà à le suivre et venir l’approcher. À l’été de ses 14 ans, il partit à Montréal au camp d’entraînement. Ce dernier est gigantesque au point de contenir deux glaces ainsi que deux gyms! Cela lui permit d’accéder à plusieurs entraînements sur glace avec des entraîneurs professionnels, jumelés avec de l’entraînement en gym. Encore à ce jour, chaque été il se présente au camp d’entraînement. Encore cette année, Xavier est allé à Montréal dans ce camp dans le but de pouvoir s’améliorer davantage.

À 16 ans, il intégra l’équipe des Cataractes de Shawinigan. Sous les allures d’un jeune garçon timide, au contact de ses confrères, il a su s’épanouir au sein de l’équipe. Tout dernièrement, son dévouement et son assiduité ont payé; il s’est fait repêcher par les Oilers d’Edmonton. Et ce, au premier tour! Dans le sport, être compétitif est une clé. Toujours pousser pour s’améliorer et ne surtout pas perdre. Cette flamme de conquérant se trouve dans les yeux de Xavier. Peu importe le sport, il se donne à 100 %?! Ce nouveau parcours qui s’offre à lui le rapproche de jour en jour de son rêve. Bien évidemment, il reste un lot d’épreuves, mais la réussite en sera meilleure!

Des modèles

Xavier mentionne souvent à quel point il est reconnaissant envers ses parents. Les deux parents, qui travaillent fort, n’ont jamais ménagé leurs efforts pour que leurs enfants deviennent des vedettes du hockey. Peu de vacances, peu de congés, mais une fierté sans égal de voir jusqu’où les sacrifices ont porté leur fruit. Avoir deux enfants qui jouent au hockey signifie deux paires de patins, deux équipements, tout en double et bien sûr, rien n’est gratuit. Peu d’heures dans une journée, mais ses parents ont toujours réussi à être présents. Bien que Lévis ne soit pas à des heures de route, faire le déplacement demandait du temps, un précieux temps. Afin de satisfaire tous les besoins, sa mère a adapté ses heures de travail à leur disponibilité.

Représenter le Canada, tombé à l’eau

Xavier a eu l’opportunité de représenter le Canada. Après un mois de pratique, la famille venait tout juste de poser pied à terre que l’événement fut annulé en raison des conditions sanitaires. « C’était frustrant, triste et décevant. Toute l’équipe, pratiquait tous les jours durant trois heures pour se donner la meilleure des chances. Au début de la compétition, ma famille est venue me voir, et là, tout s’est arrêté. »

Le 20 août

Grande célébration au village! Lors du dernier Tournoi de la ligue junior majeure, l’équipe des Cataractes de Shawinigan s’est rendue jusqu’en finale. Malheureusement, les blessés ne cessaient de s’accumuler, l’épuisement pointait le bout de son nez… Malgré tous les efforts mis en œuvre, ils ont perdu en finale. Ils étaient à un point d’écart de remporter, et d’aller affronter l’équipe de l’Ontario, gagnante du tournoi. Si prêt de la Coupe Mémorial, cependant, l’équipe ne repart pas les mains vides. Les joueurs sont repartis avec la Coupe du président. Une très belle réussite, qui nous ramène au 20 août. La famille Bourgault s’est réunie au grand complet. Xavier a ramené la Coupe du président avec lui juste avant de repartir pour Edmonton pour aller au camp-école des Oilers.


En plein action sur la glace pour les Cataractes de Shawinigan. Photo fournie par Chantal Bélanger.


Moment victorieux avec les Cataractes de Shawinigan. Photo fournie par Chantal Bélanger.


Dans le sport, être compétitif est une clé. Toujours pousser pour s’améliorer et ne surtout pas perdre. Cette flamme de conquérant se trouve dans les yeux de Xavier. Peu importe le sport, il se donne à 100 %?! Cette motivation qui le pousse à vouloir toujours s’améliorer et donner le meilleur de lui-même fera sa victoire, j’en suis certaine. Sa famille est derrière lui et est si fière du beau parcours qui se trouve devant lui!