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250e Église Notre-Dame de Bonsecours
par Guylaine Hudon le 2018-07-31

Les sculptures à l’extérieur du chœur

Ce mois-ci, on poursuit la présentation des œuvres sculpturales de l’église et on s’attardera à toutes celles situées dans la nef et à l’extérieur.

Chemin de croix

Le chemin de croix acheté en 1945 est un chef-d’œuvre du célèbre Médard Bourgault de Saint-Jean-Port-Joli. Les installations se distinguent notamment par le nombre de personnages et de détails.

Banc d’œuvre

Le banc d’œuvre, tout à l’avant de la rangée droite de la nef, était utilisé autrefois par les trois marguilliers. Le banc et l’ensemble sculptural sur le mur ont été réalisés par Chrysostome Perrault en 1816-1818. La rampe qui entoure le banc disparaît en 1943; elle a été recréée dans les années 1970. Les sculptures du mur sont, quant à elles, originales.

Chaire

La chaire actuelle à l’avant de la nef date de 1837. Son auteur est malheureusement inconnu. L’année où celle-ci fut installée, on la déplaça d’une fenêtre vers l’arrière, puisque l’allonge de l’église sept ans auparavant avait créé de nouvelles places à l’arrière très éloignées de la voix du curé. Lors de l’ajout des galeries latérales, on a incrusté la chaire dans ce jubé. À leur démolition, la chaire a été entreposée quelques années avant de retrouver son emplacement original en 1977.

Statues de la façade

Les trois statues de la façade ont été installées en 1884 après la grande restauration de la façade. Elles sont le fruit du travail du statuaire bien connu Louis Jobin. Dans les niches, on plaça Saint-Jean-Baptiste et Saint-François d’Assise, puis Notre-Dame de Bonsecours sur le piédestal entre les clochers. Elles sont de bois sculpté et recouvertes de feuilles de plomb pour protéger le bois des intempéries.

En 1990, lors de leur restauration, on a constaté que ce procédé est inefficace, puisque l’eau entrait par les moindres fissures. Il fut alors convenu d’entrer les deux statues des niches à l’intérieur pour les protéger et installer des copies à l’extérieur.

Voûte et boiseries

La voûte de l’église a d’abord été construite en 1809 par Bénoni Aubut de L’Islet. Moins de dix ans plus tard, Amable Charron, sculpteur de Saint-Jean-Port-Joli, y ajoute des caissons ornés d’étoiles. Ce décor original a cependant disparu, puisqu’en 1870, l’architecte François-Xavier Berlinguet la refait pour lui donner son allure actuelle. La corniche au haut des murs qui soutiennent la voûte de même que les fausses colonnes corinthiennes des murs et des arcades des fenêtres ont été sculptées par Amable Charron en 1812-1816. La partie arrière de la corniche a cependant été faite par Louis Boucher en 1967, puisque cette partie n’avait pas été prolongée à la suite de l’allonge de l’église.

Le mois prochain, on termine la série d’articles sur les œuvres d’art de l’église en explorant les autres œuvres d’art qui ne sont pas des sculptures ou peintures.

Tristan Morin


Une station du chemin de croix de Médard Bourgault (La 1re chute). Photo : Tristan Morin.


La statue de Notre-Dame-de-Bonsecours entre les clochers, œuvre de Louis Jobin. Photo : Tristan Morin.




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