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250e de l’église Notre-Dame de Bonsecours
par Guylaine Hudon le 2018-03-15

Agrandissements et modifications

Ce mois-ci, on traitera de l’ensemble des modifications apportées au bâtiment construit en 1768. Il a fallu plusieurs chantiers majeurs pour que l’église aborde son allure présente.

Première sacristie

En 1799, on ajoute une première sacristie à l’arrière du chœur. Auparavant, le petit espace derrière le maître-autel faisait office de sacristie. Les dimensions de cette annexe au bâtiment étaient réduites par rapport à la sacristie que l’on connaît aujourd’hui.

Allonge de 1830-1832

En 1830, l’église ne contient plus l’augmentation de la population. Le développement du deuxième rang fait ressurgir les problèmes d’espace. Plutôt que de démolir pour rebâtir plus grand, comme ce fut le cas pour les deux temples précédents, on décide de détruire la façade pour prolonger les murs de 40 pieds vers une nouvelle façade. Lors de ces travaux, dirigés par Jean-Olivier Leclerc, on dote le devant de l’église de deux clochers plutôt qu’un, afin que la façade s’harmonise mieux avec les nouvelles dimensions de l’église. On érige également le petit clocher de l’abside. Les travaux se terminent en 1832.

La sacristie de 1840

La première sacristie est devenue exiguë en raison du plus grand nombre de paroissiens aux célébrations. En 1840, on la détruit donc pour rebâtir la sacristie actuelle en pierres de taille. Le nouveau corps de bâtiment ajoute beaucoup d’espace de rangement, devenu nécessaire avec l’ajout de places dans l’église. Les travaux s’étirent jusqu’en 1843. La sacristie sera complétée en 1870 par l’ajout au nord de la pièce connue sous le nom de « confessionnal des sourds ».

La chapelle de la Congrégation

En 1853, on bâtit la chapelle de la Congrégation sur le mur nord avec les pierres de la première église. Cet ajout donne une forme inhabituelle à l’église. En plus, on ajoute durant ces travaux un corridor couvert communiquant entre la sacristie et la chapelle. Ce corridor existe toujours contre le mur extérieur nord du chœur. De la même manière que l’église en 1830, on allonge la chapelle vers le fleuve de 17 pieds et demi en 1885.

Restauration de la façade

Les derniers travaux d’envergure modifiant significativement l’église datent de 1882-1884. Durant ces trois ans, on procède à une restauration de la façade de 1830 : la fenestration est modifiée, des statues sont ajoutées, mais surtout, on refait à neuf les clochers jugés trop frêles pour l’édifice. L’architecte David Ouellet fait donc ériger d’imposants clochers en flèche. Depuis, seuls des travaux « esthétiques » ont été effectués sur l’extérieur de l’église (maçonnerie, toiture, revêtements…)

Le mois prochain, on entrera dans une série de chroniques portant sur les œuvres d’art. Le premier texte traitera de la collection d’orfèvrerie de la fabrique.


Le clocher de l’abside ajouté en 1830-1832. Photo : Tristan Morin.


Schéma représentant les différents travaux d’agrandissement faits à l’église.





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